Peintures sur bouse de vaches de la tribu Warli - Maharashtra Inde

Jivya Soma Mashe et autres peintres Warli
Du 10/09/13 au 15/09/13

VERNISSAGE : Jeudi 12 septembre 2013 - Nocturne du "Parcours des mondes"

Dans le cadre du "Parcours des mondes 2013", le salon international des arts premiers, la galerie Frédéric Moisan et la galerie Hervé Perdriolle présentent l’exposition «Peintures sur bouse de vache de la tribu Warli» avec Jivya Soma Mashe et autres peintres de la tribu Warli.

Les indiens appellent les individus issus de communautés tribales les "adivasi", ce qui signifie "premiers habitants". Pourtant, de l'art tribal indien nous ne connaissons presque rien. Fort heureusement, dans les années 1970, le gouvernement indien est venu en aide à l’ensemble de ses diverses communautés ethniques. Parmi les productions artistiques, quelques-unes retinrent l’attention de spécialistes ou d’amateurs éclairés. Ainsi fut découvert dès le début des années 1970 la plupart de ceux qui allaient devenir les représentants majeurs de l’art tribal indien.

Située dans le Thane District à approximativement 150 km au nord de Mumbai, la tribu Warli compte encore aujourd’hui plus de 300 000 membres. Les Warli n’ont rien à voir avec l’hindouisme. Ils ont leur propre mode de croyance, de vie et de coutume.
Les corps des êtres humains, comme ceux de nombreux animaux, sont représentés à l’aide de deux triangles inversés qui se rejoignent en leurs pointes respectives, le triangle supérieur figure le torse, le triangle inférieur évoque le bassin. L’équilibre précaire de ces triangles symbolise l’équilibre de l’univers, du couple.
Jusqu’à la fin des années 1960, l’art pictural de cette tribu était le fait exclusif des femmes. Cet art rituel ancestral allait, au cours des années 1970, subir un changement radical. Un homme, Jivya Soma Mashe, se mit à peindre, non pas à la seule occasion des rituels, mais quotidiennement.

On a pu voir récemment des peintures de Jivya Soma Mashe au musée du Quai Branly en 2010, Autres maîtres de l’Inde, à la galerie du Jour en 2011, (M)other India, et à la Fondation Cartier en 2012, Histoires de voir.

Hervé PERDRIOLLE