NUIT BLANCHE 2011 : FLUID, installation

Chia-Wen TSAI
From 2011-10-01 to 2011-10-01

Avec le soutien de la Fondation Jean-Luc LAGARDERE

FLUID est une installation sonore et lumineuse réalisée à la piscine Marie et Pierre Curie pour la ville de Mulhouse. Pour la Nuit Blanche 2011, qui aura lieu le samedi 01 octobre, cette installation sera présentée dans la plus ancienne piscine de Paris, la piscine Château Landon, inaugurée le 08 juillet 1884, au 31 rue Château Landon, Paris 10e, Métro Stalingrad, Louis Blanc ou La Chapelle.

Quatre haut-parleurs reliés à un ordinateur diffusent une bande son spatialisée. Cette bande son est composée de bruitages liquidiens et aquatiques captés auparavant dans la piscine. Les sonorités, d’abord immobiles, s’animent progressivement, se plaisent à courir l’une après l’autre, à tourner autour du bassin et parfois se répondent de deux points opposés. Les visiteurs sont sur les coursives à l’étage et ont une vue plongeante sur la piscine. L’ensemble son et lumière donne une ambiance fluctuante, méditative et rêveuse.

Depuis 1989, la Fondation Jean-Luc Lagardère, sous l’égide de la Fondation de France, soutient et encourage le parcours de jeunes talents, en France et à l’international. Elle développe de nombreux programmes afin de promouvoir la diversité et favoriser la réussite. La Fondation Jean-Luc Lagardère est ainsi un acteur pleinement engagé dans les domaines de la culture, de la solidarité et du sport. La Fondation Jean-Luc Lagardère est fière d’apporter son soutien à l’artiste TSAI Chia-Wen afin de lui permettre de présenter son œuvre « Fluid » lors de la Nuit Blanche 2011.
(www.fondation-jeanluclagardere.fr)

« Autour du bassin disposent trois vidéo projecteurs qui diffusent sur la surface de l’eau la même image, celle d’un lent défilé de couleurs qui couvrent tout le spectre. De par l’angle d’inclinaison des faisceaux, ces pans et plans de lumière prennent la forme géométrique de trois trapèzes superposés. Animée par des pulseurs, la surface se ride et propage sur les murs alentour l’ombre portée des vaguelettes ainsi créées.

Dans cette œuvre, Tsai Chia-Wen montre surtout comment des moyens élémentaires peuvent générer une grande complexité. Comment la rencontre de deux géométries, l’une euclidienne et l’autre fractale, peut transformer de façon cyclique l’ordre en chaos. Comment des figures rationnelles et solides, rectangle ou trapèze, dès lors qu’un élément infime vient les perturber, peuvent exploser et se métamorphoser en mouvements liquides qui prolifèrent et s’entrecroisent pour dessiner des trames, des réseaux, des flux. Comment, selon le principe de l’effet papillon, une goutte d’eau ou une ridule mises en miroir peut donner vie à une infinité de formes. Toute la démarche de Tsai Chia-Wen est là, dans cette volonté de montrer les passages de l’aplat au plissé, de l’unité au multiple, du défini à l’infini, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, du stable à l’instable et de révéler les états éphémères d’une même chose. En somme de tout ce qui relève du vivant. »

Henri-François Debailleux, Libération