Les Glanures

René SCHLOSSER
Du 06/10/16 au 29/10/16

Un salut à Agnès Varda


"Au début de ma formation aux Beaux-Arts je me posais déjà la question de savoir comment et pourquoi certains artistes ( Braque, Picasso, Schwitters, Rotella, et tant d'autres artistes composaient leur tableau en intégrant des matériaux du quotidien : journaux, photographies, matériaux divers du quotidien.
Exemple d'une oeuvre mondialement reconnue de Picasso:
1 selle + 1 guidon de vélo = une tête de taureau
Mes premiers essais : redessiner le Saint-Dominique d'H.Matisse découvert à la Chapelle de Vence sur des galets, bois ou plastiques sur la plage de Nice. Puis des notes et des croquis des travaux de Gaudi et Jujol à Barcelone au dos d'affiches décollées. Plus tard des dessins d'habitations précaires d'un bidonville de Casablanca.
Plus tardivement, début des années 8O, des réalisations à l'atelier, avec Pierre Buraglio, avec emploi ou réemploi de matériaux divers, papiers, cartons, cadres , macules, rubans de masquage, envelopes postales, etc ...en pratiquant, selon ses termes, " l'économie du pain-perdu".
Aujourd'hui, parce que des amis ont glané pour moi toutes sortes de matériaux jetés aux encombrants sur la voie publique ( tissus, vieux zincs de toiture, lames de parquet, plaques d'offset, moquettes, affiches décollées, sacs, détritus vidés de la poubelle d'un encadreur, et tant d'autres) j'ai souhaité réaliser une suite de " glanures" à dédier à Agnès Varda, réalisatrice du film " Les glaneurs, la glaneuse " que je garde en mémoire.

En fait, l'emploi de ces glanures, selon mon goût et mes références à la peinture contemporaine, et sans doute me considérant ( naivement ) un peu héritier du groupe " support-surface " avait et a pour but et désir d'essayer d'apprendre à bien regarder les choses du quotidien, et par conséquent d'établir la relation entre le travail des ingénieurs, des stylistes, des entreprises dans leurs recherches plastiques des productions économiques industrielles, et le ,travail de recherche parallèle des artistes d'hier et aujourd'hui.
Qui s'interroge sur la continuité de l'art me comprendra, je l'espère.



René SCHLOSSER Extrait des notes d'atelier et commentaire.


Au début de ma formation aux Beaux-Arts je me posais déjà la question de savoir comment et pourquoi certains artistes ( Braque, Picasso, Schwitters, Rotella, et tant d'autres artistes composaient leur tableau en intégrant des matériaux du quotidien : journaux, photographies, matériaux divers du quotidien.
Exemple d'une oeuvre mondialement reconnue de Picasso:
1 selle + 1 guidon de vélo = une tête de taureau
Mes premiers essais : redessiner le Saint-Dominique d'H.Matisse découvert à la Chapelle de Vence sur des galets, bois ou plastiques sur la plage de Nice. Puis des notes et des croquis des travaux de Gaudi et Jujol à Barcelone au dos d'affiches décollées. Plus tard des dessins d'habitations précaires d'un bidonville de Casablanca.
Plus tardivement, début des années 8O, des réalisations à l'atelier, avec Pierre Buraglio, avec emploi ou réemploi de matériaux divers, papiers, cartons, cadres , macules, rubans de masquage, envelopes postales, etc ...en pratiquant, selon ses termes, " l'économie du pain-perdu".
Aujourd'hui, parce que des amis ont glané pour moi toutes sortes de matériaux jetés aux encombrants sur la voie publique ( tissus, vieux zincs de toiture, lames de parquet, plaques d'offset, moquettes, affiches décollées, sacs, détritus vidés de la poubelle d'un encadreur, et tant d'autres) j'ai souhaité réaliser une suite de " glanures" à dédier à Agnès Varda, réalisatrice du film " Les glaneurs, la glaneuse " que je garde en mémoire.

En fait, l'emploi de ces glanures, selon mon goût et mes références à la peinture contemporaine, et sans doute me considérant ( naivement ) un peu héritier du groupe " support-surface " avait et a pour but et désir d'essayer d'apprendre à bien regarder les choses du quotidien, et par conséquent d'établir la relation entre le travail des ingénieurs, des stylistes, des entreprises dans leurs recherches plastiques des productions économiques industrielles, et le ,travail de recherche parallèle des artistes d'hier et aujourd'hui.
Qui s'interroge sur la continuité de l'art me comprendra, je l'espère."



René SCHLOSSER Extrait des notes d'atelier et commentaire.